Evaluation des risques d’inondations

Suite à la tempête Xynthia, une étude pour évaluer les risques d’inondations marines en France a été menée. Résultats : 1 400 communes seraient exposées au risque de submersion dans les zones situées à moins de 5 m au-dessus du niveau de la mer. Dans ces zones, 230 000 logements se situeraient à une altitude de moins de 2 m. Bilan de l’étude de la MRN avec Euro-Assurance, votre partenaire assurance habitation.

Cartographie des risques d’inondation

Selon cette étude réalisée par la Mission risques naturels (MRN), à la demande de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA), 26 départements sont exposés. Et pas moins de 80 000 maisons dans l’Hérault, près de 70 000 dans le Nord, 60 000 en Vendée sont concernés…

Schématiquement, le risque d'inondation est peu élevé pour les côtes rocheuses, sauf dans les estuaires. Pour les côtes non rocheuses, tout dépend s’il y a des digues ou non. Globalement, la France dispose de 7 500 à 9 000 km de digues fluviales et côtières pour se protéger des inondations. Mais leur qualité est très variable. Certaines d’entre elles sont très anciennes et pas toujours convenablement entretenues.

Plans de prévention

Pour prévenir des risques d’inondations, l’Etat édite des Plans de prévention des risques naturels d’inondation (PPRNI). Certains sont généraux, d’autres spécifiques à des types particuliers d’inondation : débordement de fleuve, submersions marines, etc.

Ces plans définissent notamment les zones où toute construction est interdite et les zones où la construction est possible à condition de respecter un certain nombre de prescriptions. Or, l’étude de la MRN a mis en lumière les défauts de ces Plans : certains sont trop anciens, d’autres mal renseignés.

Pourquoi cette étude ?

La multiplication des événements météorologiques exceptionnels est une problématique très importante pour les assureurs qui ont l’obligation de couvrir des risques naturels comme les inondations, les tempêtes, etc. Les professionnels de l’assurance ont chiffré à 34 milliards d’euros le coût des catastrophes naturelles qui ont frappé la France entre 1988 et 2007.

Les assureurs s’attendent à une augmentation importante de ce poste de dépense compte tenu de la progression des aléas naturels et du coût plus élevé des indemnisations à verser, notamment sur les zones côtières. Cette hausse se répercutera inévitablement sur le prix de l’assurance.

Notre conseil

Penser à contrôler dans votre contrat d’assurance multirisque habitation les conditions d’indemnisation des dommages causés par un événement naturel.

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© Reed Digital, Catherine Doleux, mai 2010.